Rechercher



© JC Carbonne


Du mardi 8 au samedi 12 décembre 2009
20h30

Maison des Arts de Créteil


Plein tarif : 20€
Tarif réduit : 10€


Retour liste




 

 

Angelin Preljocaj


Ballet Preljocaj - Le Pavillon Noir
CCN de Provence Alpes Côte d'Azur
 

France
 


Le Funambule
Jean Genet

 


Chorégraphie et interprétation Angelin Preljocaj
Texte Jean Genet, Le funambule (Poésie Gallimard NRF, 1995)
Scénographie Constance Guisset
Création sonore 79 D
Musique additionnelle Elliot Godenthal, Piotr llitch Tchaïkovski, musique folklorique des Balkans
Lumières Cécile Giovansili
Costumes Angelin Preljocaj
Assistant, adjoint à la direction artistique Youri Van den Bosch
Choréologue Dany Lévêque
Construction décor Atelier du Petit Chantier
Réalisation costumes
Claudine Duranti


La pièce


Écrire pour soi un solo, comme Angelin Preljocaj s’y est engagé, revient à faire son autoportrait, acte de bravoure ou de guerre autant que supplique ou question. Et dans cette circonstance, que l’on soit un artiste pudique ou expansif ne change rien à la redoutable décision de se peindre soi-même. Survient ensuite une autre épreuve, guère plus confortable que la précédente. Il s’agit de prendre la mesure du vide à l’intérieur duquel une écriture du temps et de l’espace puisse trouver l’hospitalité et devenir visible et lisible. Pourquoi veut-on le faire, en dépit des difficultés de la tâche ?

Angelin Preljocaj parle de ce moment particulier, irrépressible, où le créateur a besoin de se retrouver face à lui, tout contre le mur, sans artifices, sans autre corps que le sien. Il dit aussi de ce funambule que Jean Genet l’impitoyable écrivit en 1955 pour son amant Abdallah, un vrai funambule, que ce texte eut probablement dans sa jeunesse la même importance qu’eurent pour tant d’autres les Lettres à un jeune poète de Rilke (1903-1908). Il n’est pas illégitime en effet de rapprocher ces deux poèmes que tout oppose en apparence alors qu’ils adressent à leur destinataire la même insoutenable injonction au dépassement et à la poésie. « Tu es un artiste - hélas - , écrit Jean Genet à l’attention d’Abdallah, tu ne peux plus te refuser le précipice monstrueux de tes yeux. Narcisse danse ? Mais c’est d’autre chose que de coquetterie, d’égoïsme et d’amour de soi qu’il s’agit. Si c’était de la Mort elle-même ? Danse donc seul. » 
 

 


Coproduction: Festival Montpellier Danse 2009, Théâtre de la Ville (Paris)